Mardi 14 avril 2009


Si le phoque n’est pas à proprement parlé une espèce menacée,  sa chasse est dénoncée pour sa cruauté par de nombreuses ONG comme le Fonds international pour la protection des animaux (IFAW) ou la Human Society International, auxquelles vient s’ajouter la célèbre Fondation de Brigitte Bardot.



 

En effet, non seulement, la chasse vise les très jeunes phoques puisque 98% des phoques chassés ont entre deux semaines et trois mois, mais leurs conditions d’abattage sont parfois accablantes. Si les chasseurs tuent les phoques désormais à l’aide de fusils dans leur majorité, certains continuent d’employer la technique du hakapik(instrument d’1,50 munie d’une pointe métallique), qui amènerait à des dépeçages d’animaux encore vivants  ! En 2001, une équipe de vétérinaires a observé la chasse et examiné les cadavres dépecés ; selon elle, 42% des phoques auraient été dépouillés de leur peau alors qu’ils étaient probablement conscients.


Cette technique d’abattage des phoques, certes désormais restreinte mais dont les images très choquantes sont abondamment relayées par les médias, ainsi que les campagnes de mobilisation, ont amené la Commission européenne à demander l’interdiction quasi totale des importations de produits dérivés du phoque. Le Parlement européen doit se prononcer sur ce projet le 22 avril 2009.
Or l’Europe représente plus de 60 % des parts de marché de la chasse commerciale canadienne. On ne s’étonnera donc guère de voir le Canada menacer de porter plainte devant l’Organisation mondiale du commerce (OMC) si l’Union européenne décide d’interdire les produits dérivés du phoque.


 

Natura vox


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Lundi 13 avril 2009
 

Grande-Bretagne : des ouvriers du bâtiment combatifs placés sur liste noire et interdits d’emploi

Par Simon Whelan
13 avril 2009

Son existence avait été farouchement niée par l’industrie britannique du bâtiment, mais le gouvernement a découvert des preuves concluantes de l'existence d'une liste noire des salariés de l’industrie du bâtiment. Une base de données contenant les noms de plus de 3000 ouvriers du bâtiment aurait été consultée par grandes entreprises pour empêcher que des travailleurs socialistes et combatifs travaillent sur des chantiers de construction.

Lors d’une perquisition dans les locaux de Consulting Association, des policiers ont trouvé une base de données considérable, remontant à 30 ans. Consulting Association est une entreprise opérée par une seule personne et dirigée par l’ancien agent des services secrets, Ian Kerr.

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Lundi 13 avril 2009
Le Monde publie, en exclusivité, la liste des 33 circonscriptions législatives que, pour l'heure, le gouvernement envisage de supprimer. Sur les 33 "sacrifiées", 9 sont actuellement détenues par la droite et 23 par la gauche.

Le monde


Libération
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Lundi 13 avril 2009
1. Se débarrasser de l'idée selon laquelle on ne peut pas échapper à la titrisation

La titrisation désigne la faculté pour une banque de prêter de l'argent à quelqu'un, puis de sortir le crédit de son bilan pour le revendre à un tiers en le transformant en titre négociable.
Opération magique car elle permet au banquier de remettre à zéro le compteur, mais opération dangereuse puisque le principal souci du banquier n'est plus d'apprécier le risque que lui fait courir l'emprunteur, mais simplement d'engranger une bonne marge pour pouvoir le revendre à un investisseur.
Les banquiers français n'ont pas eu recours à cette technique, au moins pour les crédits immobiliers. Ils ont cependant bin financé l'immobiliers, sans commettre les excès de leurs concurrents anglo-saxons.

2. Se débarrasser de l'idée selon laquelle on ne peut pas se passer des traders


Les traders sont des négociateurs de valeurs engagés par une banque, une société de bourse ou une société d’investissement. Spéculateurs financiers et fins analystes économiques, ils ont une mission principale : anticiper les fluctuations permanentes des valeurs de marché pour en tirer des profits financiers.
Les traders ont un rôle économique, c'est sûr. Mais leur mode de rémunération, sous forme de bonus indexés sur les profits à court terme, pose des problèmes.
Selon certains, il faut sortir les traders de l'entreprise et les traiter comme les autres fournisseurs. Ainsi, il ne bénéficieraient plus de l'efet "marque" de leur établissement (qualité de la signature, afflux de la clientèle, renflouement en cas de pertes importantes) et seraient beaucoup moins tentés par une spéculation effrénée.

3. Avoir des agences de notation indépendantes

Censées être des détecteurs de risque, les agences de notation ont validé les produits titrisés à l'origine de la crise, puis joué les pompiers pyromanes en abaissant leurs notations une fois l'incendie déclaré (cf. Fitch, Standard & Poor's et Moody's).
Ces sociétés sont des sociétés privées payées par ceux qu'elles notent ! Il faut imaginer des agences publiues de notation indépendantes, au même titre que les banques centrales.

4. Intéresser les salariés aux bénéfices

Il faut que les salariés profitent des avantages attribués aux actionnaires. Cela permettrait de corriger une dérive du capitalisme, notée par l'économiste Daniel Cohen, et liée à l'aligenement récent des intérêts des dirigeants sur ceux des actionnaires: "avant, le risque était supporté par les entrepreneurs. Dans le capitalisme contemporain, c'est le salarié qui est exposé aux risques industriels, quand l'entrepreneur et l'actionnaire en sont protégés".

5. Créer une autorité de contrôle des marchés financiers


Il faudrait créer une autorité européenne de contrôle des marchés dotée d'une capacité d'intervention, voire de poursuite contre les fraudes à l'intérieur de l'Union européenne.

6. Limiter les rémunérations des dirigeants des grandes entreprises

Les dirigeants des grandes entreprises tirent parti de la mondialisation et de la concurrence entre grands patrons pour justifier l’importance de leurs rémunérations (et alors que cette mondialisation et cette concurrence internationale justifient à l’inverse tous les sacrifices demandés aux salariés). Pourtant, l’existence d’un marché mondial des dirigeants où les grandes entreprises se feraient concurrence pour s’attacher les services des meilleurs d’entre eux reste contestée. Et le recours à des primes de départ, sous des formes diverses, s’assimile trop souvent à des « primes à l’échec ».

Ces constats plaident pour que ces nouveaux modes de rémunération des dirigeants des grandes sociétés soient encadrés par des règles strictes pour éviter qu’elles ne les incitent à mener des stratégies orientées vers la « valeur actionnariale » de court terme et à prendre des mesures néfastes pour l’intérêt social de l’entreprise et de ses salariés à moyen et long terme.

D’une part, il serait nécessaire d’instaurer plus de transparence et de contre-pouvoirs au sein de l’entreprise. Il faudrait plus précisément établir des rapports périodiques détaillant la performance des dirigeants et leur rémunération.


D'autre part, il faudrait limiter leurs rémunérations, soit en instaurant un plafond des rémunérations, soit en créant une forte imposition sur ces revenus, soit en fixant
un écart maximal entre les salaires d'une même entreprise.



Sources: Challenges, Terra nova
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Lundi 13 avril 2009
Strauss-Kahn, rapportant les paroles de banquiers lors d’un dîner : « j’ai assisté à un dîner surréaliste où, évoquant le sujet des rémunérations, des banquiers disaient : "régulez-nous mieux, vous connaissez la nature humaine" ».

Challenges, 26 mars 2009



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Vendredi 3 avril 2009
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Jeudi 26 mars 2009

Face aux scandales à répétition sur les bonus de patrons, l’Elysée a finalement tranché jeudi en faveur d’un décret interdisant ces pratiques pour les entreprises recevant des aides publiques.

«Le décret va être pris la semaine prochaine pour fixer les conditions dans lesquelles est interdite l’allocation de stock-options ou d’autres avantages, bonus, lorsque les entreprises bénéficient du soutien de l’Etat», a affirmé Claude Guéant.

François Fillon a confirmé «la préparation» d’un tel décret pour le «début de semaine» prochaine.

 

Libération

- Par Julie
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Jeudi 26 mars 2009

"Qu'est-ce qui se passe sous un régime de libre-échange ? Les entreprises, les unes après les autres, se positionnent non plus par rapport à une demande intérieure, à l'échelle nationale, mais par rapport à une demande de plus en plus perçue, dans la réalité mais aussi de manière un peu mythique, comme une demande extérieure.

Conséquence : les entreprises ne perçoivent plus les salaires distribués comme une contribution à la demande intérieure mais plutôt comme un coût qui les empêche d'être compétitives vis-à-vis de leurs concurrents mondiaux. Essayez d'imaginer ce qui se passe si toutes les entreprises, partout sur la planète, entrent dans une logique d'optimisation et de compression du coût salarial : vous arrivez à la situation actuelle ! Qui plus est, ce mécanisme est aggravé par l'arrivée de pays émergents, comme la Chine.

Cette ligne directrice permet de comprendre la crise actuelle. D'un côté, pour la majorité de la société, on assiste à un écrasement de la consommation, avec une montée des inégalités. De l'autre, un afflux d'argent au cerveau qui explique la spéculation financière"


 

Le monde

 

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Mercredi 25 mars 2009
Dans cette valse des gros chiffres qui nous accablent, quelques repères:

- le déficit de la Sécurité sociale = 9 milliards (MM) d’euros.

- cadeau fiscal (bouclier fiscal de Sarko) = 15 à 20 MM
- fortune de Bernard Arnault (LVMH) = 19 MM
- fortune Mulliez Gérard (Auchan) = 21 MM
- le plan de relance français = 26 MM, soit 1,3 % du PIB
- le plan de relance allemand =  32 MM
- fortune de Bill Gates = 42 MM = dette publique française environ
- le plan de relance américain =  500 MM (dollars)


Le monde

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Mercredi 25 mars 2009
Cheuvreux, maxi-bonus, 75 licenciements

Selon nos informations (libé), les cadres de cette filiale du Crédit agricole doivent recevoir 51 millions d’euros de bonus.

Il n’y a pas qu’aux Etats-Unis que des banquiers, qui ont alimenté la crise, se goinfrent en faisant fi de toute solidarité nationale. Ainsi, au Crédit agricole, on aime se présenter comme un établissement social, mais en réalité, le groupe, qui a reçu 3 milliards d’euros de l’Etat sous forme de fonds propres, n’hésite pas à licencier ses salariés pour que ses cadres dirigeants puissent conserver leurs bonus.

Enveloppe. L’histoire se passe au sein de Cheuvreux, la filiale en courtage (vente et achat de titres financiers) de la banque verte… Sa direction a mis en place un plan de restructuration dont l’objectif est d’économiser 32 millions d’euros en 2009. Pour cela, elle a décidé de supprimer 75 emplois, via des départs volontaires et contraints. (...)
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Mercredi 25 mars 2009
Martine Aubry a affirmé hier soir que les Français attendaient du discours du président Nicolas Sarkozy à Saint-Quentin des "réponses" et qu'ils n'ont reçu en retour que des "obstinations et des diversions". Selon la maire de Lille, "nous attendions au moins des décisions" sur "les hautes rémunérations, les bonus et les parachutes dorés. Il nous a dit "ce sont des comportements qui ne sont pas responsables", avec l'indignation dont il sait parfois faire preuve". Mais, "ce qui n'est pas responsable, c'est de montrer du doigt les bonus alors même que l'entreprise va mal, c'est de montrer du doigt les parachutes dorés quand il y a licenciements (...) et de rien faire"
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Mercredi 25 mars 2009
Le nombre de demandeurs d’emplois inscrits à Pôle emploi a fortement progressé en février avec 80.000 demandeurs d’emploi supplémentaires, après près de 90.000 en janvier, selon des chiffres annoncés ce matin par la chaîne d’information en continu LCI, sans précisions, ni sources.
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Lundi 23 mars 2009
"En vingt-cinq ans, en Europe et au Japon, la part des salaires dans le PIB a diminué de 11 %. Aux Etats-Unis, seuls les 5 % des personnes les plus riches ont vu leurs revenus augmenter depuis dix ans. Les autres ont vu leurs revenus stagner ou diminuer. Si la consommation a continué d'augmenter, c'est uniquement parce que l'on a poussé les classes moyennes et les pauvres à s'endetter. A s'endetter de façon insoutenab.e"*


Pierre Larrouturou est économiste et ancien délégué national Europe du PS. Il publiera en avril "Crise : la solution interdite" chez Desclée de Brouwer.

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Vendredi 20 mars 2009

1. La fin d'une époque?

Les conflits du travail ont fortement reculé depuis les années 70: à l'époque, en laissant de côté les grands conflits interprofessionnels, on comptait 3 à 4 millions de journées de grève (*) chaque année dans le secteur privé. Aujourd'hui, ce nombre est dix fois moins élevé.


Cette baisse des conflits résulte en fait de la combinaison de plusieurs facteurs.


La détérioration de la situation économique est sans doute la première cause de l'atténuation de leur nombre. La croissance et l'inflation ont pendant longtemps donné aux entreprises la possibilité de satisfaire assez aisément les revendications, notamment salariales. Une dynamique positive se créait ainsi, la grève débouchant sur la hausse des salaires (et souvent sur le paiement des jours de grève). Le ralentissement de la croissance et l'exacerbation de la concurrence ont remis en cause cette dynamique. Dans le même temps, le chômage, lié au ralentissement de la demande, est devenu la préoccupation essentielle qu'affronte le salariat. Face à ce problème, il est peu efficace de menacer de bloquer provisoirement la production.


Le tournant économique des années 70 a également traduit un changement dans l'organisation de la production, dont les conséquences sociales sont très importantes. La fin des années 70 a marqué le crépuscule des grandes usines en France. Les nouveaux modes de gestion de la main-d'oeuvre jouent également contre la grève, car ils ont tendance à diviser les salariés. L'individualisation des rémunérations, le rôle essentiel des promotions impliquent que les salariés occupant le même poste sont en concurrence les uns avec les autres.

 

La mondialisation peut aussi expliquer l'atténuation des conflits du travail. Par la grève, les salariés cherchent à imposer un rapport de force favorable du fait que l'entreprise perd de l'argent avec l'arrêt du travail et de la production. Mais il n'existe pas d'organisation internationale efficace des salariés d'un même secteur. Les grèves dans les entreprises soumises à la concurrence internationale sont donc rares, car les salariés n'ont pas intérêt à affaiblir leur entreprise.

 

Comment expliquer la participation à un conflit ?

De manière plus générale, Karl Marx (1818-1883) estime que l'oppression ou l'injustice ne suffisent pas à expliquer le conflit, d'autant que les rapports sociaux sont généralement cachés et les acteurs sociaux aliénés. Il insiste sur la notion de classe sociale "pour soi", c'est-à-dire sur la conscience d'intérêts communs, susceptible de pousser les individus à entreprendre des actions communes. Ces classes naissent du lien dynamique entre la conscience de classe et la lutte des classes: c'est dans la lutte que se construit la conscience de classe, qui à son tour favorise la lutte des classes.

2. Y a-t-il moins de conflits?


 

Nombre de journées individuelles non travaillées dans le secteur privé, les transports et la fonction publique d'Etat, en millions


3. De nouvelles formes de conflit


Le débrayage (*) d'une durée inférieure à une journée est un mode de conflit qui échappe au comptage des inspecteurs du travail. Or, cette forme d'action a connu un très net développement ces dernières années. Selon l'enquête Réponse, 18% des établissements de plus de 50 salariés ont connu ce type de mouvement dans les années 2002-2004, contre 10% au début des années 90. Ces débrayages peuvent prendre la forme d'un arrêt de travail d'une demi-heure le matin, puis un second avant le déjeuner, etc. De sorte que quatre arrêts ne coûtent que deux heures de salaire aux grévistes, mais gênent considérablement la production.

 

Evolution des formes et de la fréquence des conflits du travail dans les établissements de plus de 20 salariés, en %

Lecture: 10 % des établissements de plus de 20 salariés ont connu des débrayages entre 2002 et 2004, contre 7,5 % entre 1996 et 1998.

On constate également une montée des situations conflictuelles sans arrêt de travail. Ex: refus des heures supplémentaires, augmentation du recours au droit, pétitions .


Arnaud Parienty
Publié dans : Divers - Par Julie
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Vendredi 20 mars 2009
"Nicolas Sarkozy épuise son capital de crédibilité dans un slalom idéologique qui désarçonne ses troupes : un coup en défense des riches, un autre en assaut des "patrons rapaces"."

Françoise Fressoz


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